随着 Uber 的 VTC 服务正式落地安道尔,本地出租车司机的焦虑情绪开始上升。安道尔出租车协会(ATI)主席阿曼德·戈多伊向《Diari》表示,虽然现在还无法断言行业会如何应对,但“大家心里都不踏实”。他说,在其他国家,Uber 和出租车之间的摩擦早已不是新闻,而安道尔司机自然担心同样的情况会在这里重演——尤其是担心订单减少、价格战爆发、工作量下降。

戈多伊直言不讳指出,问题的关键在于政府开放市场的方式太仓促。他解释说:“先不谈迎接新公司,我们自己的出租车系统连基础问题都没解决。”
例如:
出租车监管平台多年没有彻底完善;
行业内的统一叫车系统迟迟未建成;
司机之间的运营规则也尚未统一。

在这些老问题还堆在桌面上的情况下,又允许一家跨国平台直接进入,戈多伊形容为“我们连地基都没打好,就让别人来盖楼”,自然让司机觉得不公平。他甚至承认出租车行业在沟通上也有责任,“我们内部拖延太久,让本来可以提前准备的事情变成了被动应付。”出租车统一平台,本来只差一步却突然卡住
ATI 指出的另一个现实问题是:安道尔市场太小,客流量有限。“说难听一点,现在的工作量已经刚刚好,再加一个平台,大家都是同一块蛋糕上抢刀。”戈多伊说。

本来出租车行业已经推进多年、即将落地的“统一叫车平台”项目,也因为新局面再次乱套。原本几乎谈妥的技术方案、合作框架,现在都需要重新评估,因为他们必须考虑:在 Uber 已进入的情况下,平台是否还有意义?是否需要更新方向?还是干脆放弃?
目前,ATI 正在等另一个组织 ATA 的选择,看他们支持哪一种平台模式。但这项“本来只差临门一脚”的计划又变得复杂起来,甚至可能再次无限期推迟。
Uber Enters Andorra, and the Taxi Industry Is Clearly on Edge: Fears of Lost Income and Unfair Rules
With Uber’s VTC service officially landing in Andorra, local taxi drivers are visibly tense. Armand Godoy, president of the Andorran Taxi Association (ATI), told Diari that while it is too early to predict how the sector will react, “nobody feels truly at ease.” Tensions between Uber and traditional taxis are well-known in other countries, and drivers in Andorra naturally fear a repeat — fewer rides, price wars, and declining workloads.
Godoy openly criticized the government for allowing Uber in without proper preparation. “Before talking about welcoming a new company, we should at least fix our own system,” he said.
For example:
The taxi regulation platform has been under development for years but never fully finalized;
The sector’s unified booking system is still not operational;
Operating rules among drivers remain inconsistent.
With these unresolved issues still piled up, the sudden approval for a global platform to enter the market feels unfair. Godoy compared it to “letting someone build a house on your land when your foundations aren’t even finished.” He also admitted that the taxi industry itself shared part of the blame: “We dragged things on for too long and ended up reacting instead of preparing.”A Unified Taxi Platform Was Almost Ready — Until Everything Stalled
ATI also points out a fundamental reality: Andorra’s market is small, and passenger flow is limited. “To put it bluntly, the current workload barely balances out. Add another platform, and we’ll just be fighting over the same slice of cake,” Godoy said.
The long-discussed “unified taxi platform,” which was finally nearing completion after years of planning, has also been thrown into disarray. Agreements on technology and collaboration must now be reconsidered. The industry has to ask itself:
Does a unified platform still make sense after Uber’s arrival?
Should the project change direction?
Or should it be dropped entirely?
ATI is now waiting for another organization, ATA, to choose which model they support. But what was once a nearly finished plan has suddenly become more complicated and might face yet another indefinite delay.
L’arrivée d’Uber en Andorre inquiète les taxis : peur de perdre des revenus et d’affronter des règles inéquitables
Avec le lancement officiel du service VTC d’Uber en Andorre, le secteur du taxi montre une nervosité croissante. Armand Godoy, président de l’Association des Taxis d’Andorre (ATI), a expliqué au Diari qu’il est encore trop tôt pour savoir comment réagira la profession, mais que “personne n’est vraiment serein”. Dans de nombreux pays, la cohabitation entre Uber et les taxis traditionnels a déjà provoqué tensions et conflits ; les chauffeurs andorrans redoutent donc logiquement une baisse des courses, des guerres de prix et une diminution du travail.
Godoy reproche au gouvernement d’avoir ouvert la porte à Uber sans préparation suffisante. “Avant de vouloir accueillir une nouvelle entreprise, nous devrions régler nos propres problèmes”, affirme-t-il.
Par exemple :
La plateforme de régulation du taxi n’est toujours pas finalisée malgré des années de développement ;
Le système de réservation unifié du secteur n’a jamais été mis en service ;
Les règles de fonctionnement entre chauffeurs ne sont toujours pas harmonisées.
Dans ce contexte, autoriser une multinationale à entrer sur le marché paraît difficilement justifiable. Godoy résume la situation ainsi : “On laisse quelqu’un construire une maison alors que nos propres fondations ne sont même pas terminées.” Il reconnaît également une part de responsabilité du secteur : “Nous avons trop tardé, et maintenant nous devons gérer les conséquences.”La plateforme unifiée des taxis était presque prête… puis tout s’est bloqué
L’ATI souligne un autre point essentiel : le marché andorran est petit et le flux de passagers limité. “Pour dire les choses franchement, la charge de travail actuelle est juste suffisante. Si on ajoute une autre plateforme, on se battra tous pour la même petite part du gâteau”, note Godoy.
Le projet de “plateforme unifiée des taxis”, discuté depuis des années et enfin proche de voir le jour, se retrouve soudain bouleversé. Les accords techniques et les collaborations doivent être réévalués. Le secteur doit désormais se demander :
Ce projet a-t-il encore un sens avec Uber déjà présent ?
Faut-il en modifier l’orientation ?
Ou l’abandonner ?
L’ATI attend maintenant la décision de l’ATA sur le modèle qu’elle compte soutenir. Mais ce plan, autrefois presque finalisé, devient de nouveau complexe et risque d’être repoussé pour une durée indéterminée.